Qu’est-ce qu’un implant dentaire ?

Il suffit d’une seule dent manquante pour qu’on ressente de nombreuses gênes. En effet, l’absence d’une ou de plusieurs dents ne cause pas que des problèmes d’ordre esthétique. Elle perturbe aussi le fonctionnement de la mâchoire lors de la mastication et de l’occlusion. En plus, elle laisse un espace vide qui tend à accumuler les résidus alimentaires, les bactéries et les plaques dentaires. Par conséquent, elle favorise l’apparition des caries et des maladies de la gencive sur les dents voisines.

La pose d’implant dentaire est la solution proposée en chirurgie dentaire pour remplacer artificiellement la racine de la dent en vue d’une prothèse. L’implantologie dentaire est recommandée uniquement quand la racine a été extraite ou sévèrement infectée. L’implant est, alors, enfoui sous la gencive et sera utilisé pour accueillir une couronne, un bridge-pont ou un dentier.

Par le Docteur Ari Elhyani, dentiste à Paris

L’implant dentaire : définition

D’abord, rappelons qu’une dent naturelle se divise en deux parties : la couronne, qui est la partie blanche visible en surface et la racine, qui fixe la couronne sur la mâchoire. Si on a extrait la dent ou si la couronne et la racine ont été endommagées par une infection ou un autre traumatisme, elle doit être rapidement remplacée.

Une dent manquante affecte directement la santé bucco-dentaire, provoquant l’usure prématurée des dents, des caries et des infections des dents voisines, des douleurs articulaires à la mâchoire, la perte de masse osseuse qui peut changer l’esthétique du visage, la diminution de la capacité à mastiquer, des problèmes de diction… De surcroît, on se retrouve avec un sourire mal structuré qui peut vite faire baisser sa confiance en soi.

Qu’est-ce que l’implant dentaire ?

L’implant dentaire se présente sous forme de vis cylindrique ou cylindroconique, imitant la forme naturelle de la racine dentaire. Il fait entre 10 à 15 mm de long, 3 à 5 mm de large et 2,5 à 6 mm de diamètre. Leurs formes peuvent aussi varier. Très résistant, il supporte les forces de mastication entre 10 à 35 kg par centimètre carré. On insère notamment l’implant dentaire dans l’os maxillaire afin de visser ou de coller une prothèse dentaire par-dessus. Dans le jargon médical, on parle aussi « implant intraosseux intrabuccal ».

Ce dispositif est généralement en titane, mais quelquefois, il peut aussi être en zircone. Il est biocompatible, permettant ainsi l’adhérence de l’os de la mâchoire ou l’ostéointégration. En d’autres termes, l’os maxillaire se reconstruit naturellement autour de l’implant dentaire, d’où une meilleure consolidation et une excellente stabilité. Notons qu’on remplace seulement les racines en mauvais état par un implant dentaire.

L’histoire des implants dentaires

L’implant dentaire ne date pas d’hier. Les hommes de la Préhistoire ont déjà eu recours à ce procédé pour remplacer leurs dents manquantes. On sait aussi que la pose d’implants ostéo-intégrés a été pratiquée par la civilisation Maya 600 ans avant Jésus Christ. Au fil du temps, les scientifiques et les chercheurs ont poussé les recherches concernant ce procédé médical en employant différentes matières.

En 1565, PETRONIUS a créé la plaque en or, puis en 1809, MAGGIOLO invente l’implant composé de racine en or et de dent en ivoire. En 1887, HARRIS crée la racine en plomb et 4 ans plus tard, GRAMIN expérimente les dents en porcelaine fixe avec de la gutta.

En 1926 viendra l’implant en caoutchouc de BRILL, ensuite en 1937 le bloc de platine recouvert de porcelaine par MULLER. C’est aussi en 1937 que SCHNEIDER utilisera une racine en ivoire renforcée par de l’or. Ce sont les Américains Stevens et Alexander qui initieront la pose d’implants en titane en déposant un brevet en 1969.

Les implants dentaires modernes

Le but des chercheurs a toujours été le même : toujours se rapprocher du naturel, pour reproduire une bouche à l’identique de la bouche initiale. Ce n’est que dans les années 80, que le professeur suédois, le docteur Bränemark, a mis en place le système de vis en titane fixées dans l’os de la mâchoire. Il découvre le phénomène d’ostéo-intégration du titane. Naît, alors, la technique d’implantologie moderne.

Cette matière s’intègre naturellement à la mâchoire, évitant ainsi tout risque de rejet ou d’allergie. Grâce à l’évolution de la technologie, dans les années 90, les implants « zicorne » ont fait leur apparition. Actuellement, les matières les plus recommandées par les spécialistes restent le titane et le zicorne. Par la suite, les recherches se sont plutôt tournées vers la variation des formes des implants et les différentes techniques chirurgicales pour les poser.

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Les différents types d’implants dentaires

On distingue, aujourd’hui, les implants dentaires en titane et en zircone. Mais on peut aussi les classer selon leurs formes, leurs tailles et les techniques auxquelles on a recours pour les poser.

Par forme

  • Les implants dentaires en forme de cylindre : c’est l’implant dentaire le plus répandu, on l’utilise dès lors que la densité osseuse s’adapte à la pose d’un implant.
  • Les implants dentaires coniques : l’implant a une structure cylindrique avec une terminaison conique. On peut aussi l’utiliser dans de nombreux cas de figure.
  • Les implants dentaires autoforants : cet implant prend également une forme conique, mais il est plus conçu pour s’adapter aux os de faible densité.
  • Les implants dentaires en forme de lame : c’est un implant d’une grande finesse, mais très difficile à réaliser. Les chirurgiens-dentistes modernes l’utilisent rarement.

Par taille

  • L’implant classique : sont considérés comme classiques les implants dentaires dont la longueur est comprise entre 10 et 20 mm et le diamètre entre 1 à 3 mm.
  • L’implant court : cette catégorie regroupe les implants dentaires qui font moins de 10 mm de long. Dans les cas de faible densité osseuse, ces implants se posent assez facilement sans passer par le comblement de sinus ou la greffe osseuse.
  • L’implant basal : ce type d’implant est bien plus long par rapport à un implant classique. Sa longueur va jusqu’à 5 cm. On n’a pas besoin de faire une greffe d’os puisqu’on insère l’implant très en profondeur. Cependant, il s’agit d’une chirurgie invasive, rarement utilisée.

Par techniques de pose

  • L’implant endo-osseux

On parle d’implant dentaire endo-osseux quand le dispositif est placé directement dans l’os de la mâchoire. La gencive est incisée pour permettre la pose de l’implant. D’une manière générale, on utilise les implants cylindriques à cet effet.

  • L’implant sous-périosté

Cette fois, l’implant est posé sur l’os de la mâchoire. Cette technique s’avère plus pratique si on doit poser l’implant sur la mandibule ou bien la mâchoire inférieure. De même, si la longueur de l’os est insuffisante pour faire un forage.

La pose d’implant permet la pose de prothèse fixe ou amovible. En reproduisant la racine et le fonctionnement naturels de la dent, le dispositif offre une excellente stabilité tout en étant esthétique, discret et confortable. De plus, il maintient la forme naturelle de la mâchoire et du visage. Cependant, il est vivement conseillé de choisir les meilleures marques d’implants dentaires et des experts fiables en implantologie dentaire.

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